CONVINCTION DE L'APOTRE
Conviction du serviteur de Dieu, Sikatenda Iyadi
En 1974, moi Sikatenda, j'étais infirmier à l'Hopital Maman Yemo de Kinshasa.
De temps en temps on naviguait à bord du bateau de l'hopital Maman Mobutu, pour soigner
le peuple rivain du fleuve Congo. Au bateau, je m'occupais de la pharmacie.
Tout le médecin devait passer par moi pour le ravitaillement du produit pharmaceutique.
Je pouvais alors le servir ou refuser.
Vers le moi d'avril 1974, notre expédition s'arreta jusqu'à Lisala
où j'avais bu de la bière Munich et m'enivrant, étant donné
que j'étais esclave de boisson enivrante. Tout le monde rejoignit le bateau sauf moi.
A l'heure du départ, le bateau sonna à maintes reprises pour m'appeler, mais en vain.
Le matin vers 8 heures, je me retrouvais chez une prostituèe.
C'est alors que la raison me revint. Je couru au port, le bateau était déjà
parti la nuit. Ceux-là meme àqui j'avais donné la bière se moquaient de
moi, mais quelques uns eurent pitié de moi.
J'étais alors obligé de présenter mes doléances auprès de
Monsieur Senge, Commissaire sous-règional. Losqu'il vit les clés de la pharmacie,
il fut convaincu que j'étais du bateau-hopital.
Il me logea durant trois jours à l'hotel Air-Zaire. Il me fit conduire à Gemena abord
d'une jeep Land Rover avec une lettre de recommandation afin que je puisse prendre dès la
première occasion tout avion à destination de Kinshasa. A Gemena, on me
logea à l'école des infirmiers. La nuit je fis une autre sortie au bar.
Le lendemain, c'était le 24/04/1974, je me rendais à l'aéroport de Gemena
où je trouvais un avion chargé de cigarettes. Je présentais la lettre de
recommandation aux deux pilotes américains blancs qui me dirent qu'il n'y avait plus
de place; celle qui restait, était réservée à leur co-pilote
resté à Mbandaka.
Les trois passagés s'ambarquèrent. Soudain, une voix me parla trois fois; va
t'embarquer avec eux et je verrai qui t'y chassera. Je regardai autour de moi et voilà
il n'y avait personne. Je pensai alors aux effets de l'ivresse.
Du coup, je sentis comme si quelqu'un me poussait vers l'avion quand le deux pilotes s'entretenaient
à cotè de la porte de l'avion; je gravis les marches de la passerelle en les observant.
Premier pas, deuxième pas et au troisième, me voici à l'intérieur. Je
prends place. Lorsque les pilotes entrerent, ils fermèrent la porte, ils m'aperçurent
à leur passage vers la cabine.
Alors furieux, le commandant de bord autorisa à son pilote de me dèbarquer. Celui-ci ne
rèussit pas de rouvrir la porte. Le commandant lui vint en renfort et en dépit des
coups de pieds la porte refusa. Elle du obtempérer à l'ordre de la voix qui m'avait
parlé quelques instant plus tot. Ils transpirent et leurs chemises étaient
mouillèes de la sueur. Ils me dirent ,Monsieur va t'asseoir.
Nous fumes escale à Mbandaka pour prendre leur collègue dont j'occupais la place.
Heureusement pour moi, l'interessé avait déjà pris un autre avion à
destination de Kinshasa. On déchargea les cartons de cigarettes. Sur place à
l'aéroport de Mbandaka, il y avait des militaires qui sollicitèrent de la place pour Kinshasa.
Le commandant de bord vint vers moi et me dit : etes-vous satisfait Monsieur? Je lui répondis:
très satisfait et merci. Ce fut le premier miracle que Jésus opéra en ma faveur.
Au moment où j'étais resté à Lisala, mon frère ainé le
Rèvérend Pasteur Biumba Sikatenda, arriva à Kinshasa accompagné de
mon épouse nouvellement marièe. Il apprit que je suis resté à Lisala
en état d'ivresse. Il fut un jeune de trois jours et pria Dieu pour moi; Et voici Dieu exauça
sa prière.
A l'aéroport de N'djili, je croisa un ami qui peya ma course dans le bus, trois makuta.
En route il me dit:
1. tu es révoqué du service à cause de l'ivresse.
2. ton frère ainé est arrivè, il t'as apporté une femme et il manque de
billet pour rentrer.
3. tes dèbuteurs réclament leur argent et t'attendent de pieds fermés et
tant d'autres problèmes.
